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un peu d’histoire pour nos jeunes générations

vendredi 25 avril 2008 par Claude Reymond

Genève, le 25 avril 2008

Quelques réflexions : nous sommes à quelques semaines des Jeux olympiques en Chine et du Championnat d’Europe des Nations de football (Eurofoot).

Ces deux cirques (Circenses, bien appréciés à Rome dans l’antiquité) sont gérés par des bureaucraties qui sont foncièrement anti-démocratique.

Pour la plupart, les médias et les pouvoirs politiques remettent la Chine en question au sujet des DROITS DE L’HOMME, mais la « sécurité » reste leur principale préoccupation.

Je pense qu’il faut rappeler un peu d’histoire pour nos jeunes générations, notamment deux événements sportifs qui se sont produits lors des 40 dernières années, quand des dictateurs ont pu profiter des manifestations sportives semblables.

1968 : J.O. au Mexique

Des centaines de « gauchistes » (étudiants et autres) furent massacrés. Il n’y a pas eu de « dérangement » pour les jeux (sauf la manifestation des deux médaillistes Black Panters).

1978 : Coupe du Monde de football en Argentine

Pendant la dictature fasciste de Leopoldo Galtieri et compagnie ; on a du compter jusqu’à 20000 « disparus » - des « terroristes » de gauche, bien sûr… ! Et toujours de pas de « dérangement » pour le football !

Elspech WILLIAMSON (Groupe Retraités S.S.P.)


Pour mémoire, Lignes Rouges (Mensuel de la GAUCHE ANTI-CAPITALISTE)

16 octobre 1968 : le podium des JO de Mexico devient une tribune

« Je suis sur la plus haute marche du podium olympique. Celle dont j’ai tant rêvé. C’est pour y avoir accès que, pendant deux ans, je me suis battu, défoncé. C’était mon aiguillon, mon objectif ultime. La victoire était nécessaire, mais elle n’était qu’un moyen. C’est la tribune que je visais, la plus belle tribune qu’un athlète puisse atteindre. Question d’efficacité.

L’enjeu est politique. J’ai un message à faire passer. Les JO m’offrent le monde entier. Tout est prévu, pensé. Je sais exactement ce que je fais. Et je veux que cela ait de l’allure. Il ne s’agit pas de saboter une cérémonie que je respecte, mais de lui donner un sens. L’image que je compose pèsera des milliers de mots. Les pieds nus évoquent la pauvreté des Noirs en Amérique. Mon foulard et celui de John Carlos rappellent les lynchages opérés dans le Sud. Les poings gantés représentent la force et l’unité du peuple noir. Je conserve à la main la pousse d’olivier que l’on vient de m’offrir avec la médaille d’or en symbole de paix.

L’hymne va commencer, ce moment est sacré. Le sang du père de mon père a nourri le sol de ce pays, comme des milliers de litres de sang du peuple noir américain. Nous faisons un quart de tour pour faire face au drapeau. Les caméras sont là, le temps est suspendu. Alors à la première note, je baisse la tête et je tends mon poing le plus haut possible vers le ciel. »

Tomie Smith cité par Annick Cojean, Retour sur images, Grasset, 1997.