Comité d’organisation du 1er Mai

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un 1er mai pas comme les autres

dimanche 10 décembre 2006 par Claude Reymond

DÉFILÉ DU 1er MAI

Centenaire alerte

Plusieurs milliers de travailleurs
ont défilé, hier, du boulevard
James-Fazy à la
place Neuve, à l’occasion
du 100e anniversaire de la
Fête du travail. Dénonçant la
précarité des conditions de
travail des salariés, Eric Decarro,
au nom du comité
d’organisation, a notamment
demandé que soient
assurés le maintien des
droits syndicaux et la protection
des délégués syndicaux.

PAR PIERRÉ-ANDRÉ RION

« Cent ans de lutte", rappelle la banderole
en tête du cortège. Après avoir
rendu hommage aux « anciens » hier
matin devant le monument commémoratif
de la grève de novembre 1932 à
Plainpalais, les manifestants ont traversé
la ville l’après-midi pour déboucher
sur la place Neuve, où le discours
final a été prononcé.

Soutien à Claude Reymond

Après une allocution d’André Baudois,
qui a relevé que « le mouvement
ouvrier, qui s’est dressé contre le capitalisme,
a acquis aujourd’hui ses lettres
de noblesse", les participants ont été
salués par Claude Reymond, délégué
syndical de « La Tribune de Genève »,
qui les a remerciés de leur soutien.

Eric Decarro, président de l’Union
des syndicats du canton ’de Genève
(USCG), a ensuite souligné la nécessité
de la protection des délégués syndicaux,
faisant allusion à trois licenciements
récents - ceux de Willy Béchade,
président de la commission des
employés de BBC-Sécheron, licencié
en juillet 1987, Jean-Louis Briffaud,
président de la section genevoise de
l’Union suisse des lithographes, licencié
en août 1987, et Claude Reymond,
finalement réintégré après trois semaines
de grève. Relevons qu’une campagne
nationale sera organisée pour
soutenir M. Reymond avant le jugement
du Tribunal fédéral.

M. Decarro s’est en outre élevé contre
le projet de loi fédérale sur le travail,
« qui prévoit toute une liste de dérogations
risquant d’ouvrir la voie à des
« syndicats maison » qui pourraient
conclure des conventions collectives en
violation des horaires convenus paritairement ». « Dans la restauration, des horaires de cinquante à soixante
heures ne sont pas rares », a-t-il relevé.

Urgence du social

Il a également fustigé l’introduction
de « la soi-disant flexibilité des horaires
et le travail de nuit pour les femmes ».
« Avec l’effondrement des régimes totalitaires
à l’Est et l’échec du néo-libéralisme
à la Reagan-Thatcher, on assiste
à un nouveau militantisme syndical,
plus alerte, qui redécouvre l’urgence de
la dimension sociale européenne.
Qu’une minorité s’enrichisse toujours
plus aux dépens de la majorité, et le
terrain est mûr pour une explosion sociale », nous a-t-il expliqué.
Flanqué de banderoles et scandant
de multiples slogans, le cortège réunissait,
outre les principaux syndicats du
canton ainsi que les partis de gauche, une cinquantaine de mouvements divers
liés à la mouvance de gauche, des
antinucléaires aux partisans du Kurdistan
en passant par les militants
antiapartheid. La manifestation était
organisée par l’Union des syndicats genevois,
le Syndicat interprofessionnel
des travailleurs, le parti socialiste ainsi
que le parti du travail. P.-A.R.

Le syndicat des lithographes était présent dans ce cortège du 1er Mai (Stolz)